Le Service national universel (SNU)

Le Service national universel (SNU) s’adresse, après la classe de 3e, aux jeunes de 15 à 16 ans. Dès 2019, 13 départements proposent aux jeunes qui le souhaitent de vivre cette expérience.

Service national universel SNU

Le SNU, c’est pour qui ?

Le Service national universel (SNU) s’adresse aux jeunes filles et garçons âgé·e·s de 15 à 16 ans, l’année qui suit la classe de 3e. Tous les jeunes convoqué·e·s pour effectuer un SNU sont nommé·e·s les « appelés » et « appelées ». Pour les 13 premiers départements qui testent le dispositif, les jeunes sont toutes et tous volontaires.

Pour quoi faire ?

L’Etat se fixe quatre objectifs avec le Service national universel, pour permettre aux jeunes de devenir acteurs et actrices de leur citoyenneté :

  • Renforcer la cohésion nationale en développant une culture de l'engagement
  • Garantir un brassage social et territorial de l'ensemble d'une classe d'âge
  • Accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes 
  • Valoriser les territoires, leur dynamique et leur patrimoine culturel

Comment ça se passe ?

Le SNU comporte deux phases obligatoires de deux semaines chacune : un séjour de cohésion et une mission d’intérêt général. Chaque jeune peut ensuite poursuivre une période d’engagement de trois mois minimum, s’il ou elle le souhaite.

1re phase obligatoire : deux semaines de cohésion

Pour débuter leur SNU, les jeunes vont vivre une expérience de vie collective sur deux semaines, dites de cohésion, dans une autre région que chez eux. Les appelé·e·s n'ont pas la possibilité de choisir le département où ils effectuent cette 1re phase de leur SNU, celui-ci offrant à chaque jeune l’occasion de découvrir un autre territoire. Cette phase constitue une opportunité de vie collective pour permettre aux jeunes de se rencontrer, de créer des liens nouveaux, d’apprendre la vie en communauté, de développer sa culture de l’engagement et d'affirmer sa place dans la société.

Les jeunes appelé·e·s sont accueilli·e·s dans des « maisonnées » : des centres d’hébergement de type internat ou centre de vacances. Ils sont logés en dortoir non mixtes (filles et garçons séparés) avec 10 personnes de leur âge, venant d’horizons différents.

Au programme :

  • Levers à 6h30 : la journée débute par le lever des couleurs, une cérémonie durant laquelle on lève le drapeau français et chante l'hymne national, la Marseillaise. Toute la semaine, les jeunes devront porter une tenue particulière, un uniforme aux couleurs du SNU, fourni gratuitement, et qu’ils pourront garder après le séjour.
  • Matins & après-midis : chaque jour, les appelé·e·s participent à des modules collectifs et pratiques (initiation au code de la route, premiers secours, sport, citoyenneté, institutions européennes, etc.) et effectuent également des bilans personnels (bilan de santé, point sur ses compétences, etc.).
  • Couchers et extinctions des feux à 22h30.

A noter que l'utilisation du téléphone portable est interdite la journée pendant les activités.

La vie en collectif fait partie intégrante du séjour : tous les jeunes participent aux tâches du centre d’hébergement (repas, nettoyage, gestion des déchets ménagers, organisations des activités, etc.).

Toutes les activités sont dirigées par des adultes expérimenté·e·s dans l’encadrement des jeunes et spécialement formé·e·s pour le SNU. Ils supervisent la vie courante, l’animation et les conseils de maisonnées. Les centres sont dirigés par un ou une directrice, des conseillers éducatifs et d’encadrement et des gestionnaires.

2e phase obligatoire : une mission d’intérêt général sur 2  semaines

Après le séjour de cohésion, les appelé·e·s ont obligatoirement quinze jours de mission d’intérêt général à effectuer près de chez eux, dans les mois suivants. Tous les domaines peuvent être abordés (santé, éducation, culture, sport, défense, solidarité…)

Cette mission de 2 semaines consécutives peut être effectuée durant l'été ou au cours de l'année scolaire suivante (hors temps scolaire).

Les jeunes peuvent aussi choisir de fractionner leur mission tout au long de l’année mais doivent alors effectuer un total de 84 heures minimum.

Plusieurs types de missions sont possibles :

  • Mission perlée : les jeunes apportent régulièrement leur aide à une structure locale, association ou chargée de service au public, comme les clubs sportifs, les services de pompiers, les EPHAD, etc.
  • Mission ponctuelle : les jeunes participent à un projet d'intérêt général existant et ponctuel comme l'organisation d'événements culturels ou sportifs, des chantiers de restauration du patrimoine, etc.
  • Projet SNU : les jeunes participent à un nouveau projet qu’ils ont eux-mêmes fait émerger et mis sur pieds, permettant d'apporter un service substantiel à la société.
  • Projet collectif : les jeunes décident de poursuivre à plusieurs un projet autonome d'intérêt général, accompagnés par une structure d'intermédiation spécialisée, comme par exemple le Réseau national des juniors associations (RNJA), la Fédération des Maisons Des lycéens (FMDL), etc.

Cette mission d’intérêt général peut être effectuée auprès d’associations, de corps en uniforme (pompiers, gendarmes, etc.), de collectivités territoriales ou des services publics.

A noter que dès la phase 1 (le séjour de cohésion), les missions possibles sont présentées et préparées avec les appelé·e·s pour que chacun et chacune repartent avec un projet en main pour accomplir au mieux cette 2nde phase d’intérêt général.

Une fois sa mission accomplie, la structure d’accueil remet un certificat à l’appelé·e lors d’une cérémonie en préfecture. En guise de gratification, les jeunes reçoivent également un accès à des cours de Code de la route en ligne et, au terme de la mission, une première inscription offerte à l’examen du Code.

3e phase facultative : un engagement de 3 mois à 1 an

S’ils ou elles le désirent, les jeunes pourront ensuite effectuer une période d’engagement d’une durée de 3 mois à 1 an dans le département de leur choix. Cet engagement sera possible jusqu’aux 25 ans du jeune. Les missions pourront concerner la défense et la sécurité, l’accompagnement des personnes, la préservation du patrimoine ou l’environnement, sous différentes formes (service civique, sapeur-pompier volontaire, réservistes, etc.).

Une phase test progressivement mise en œuvre dans toute la France

La mise en place du SNU commencera en 2019-2020 avant une mise en œuvre progressive vers la généralisation à partir de 2021.

Dès 2019, 13 départements représentatifs de la diversité des territoires proposent aux jeunes qui le souhaitent de vivre cette expérience : Ardennes, Cher, Creuse, Eure, Guyane, Hautes-Pyrénées, Haute-Saône, Loire-Atlantique, Morbihan, Nord, Puy-de-Dôme, Val d'Oise, Vaucluse.

Les 2 000 à 3 000 jeunes appelé·e·s volontaires pour cette phase test participeront à un séjour de cohésion de 15 jours en juin 2019. Ils réaliseront leur mission d'intérêt général dans un second temps entre juillet 2019 et juin 2020.

Le Service national universel pourrait devenir obligatoire pour l'ensemble des jeunes âgé·e·s de 16 ans à l'horizon 2022-2023.

 

À noter :

Il ne faut pas confondre le SNU avec le service civique qui s'adresse aux jeunes entre 16 et 25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap) souhaitant exercer des missions d'intérêt général dans l'un des 9 domaines reconnus prioritaires pour la Nation (solidarité, santé, éducation pour tous, culture et loisirs, sport, environnement, mémoire et citoyenneté, développement international et action humanitaire, intervention d'urgence).

 

Par jguillot le 01/07/2019
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